II( 1953-1975) La contestation du modèle et ses limites.
Les démocraties populaires se conforment-elles aux exigences du grand frère soviétique ? Si non, comment sont-elles maintenues sous le joug soviétique ?
a) A la mort de Staline, un nouveau contexte :
Extérieur :
Staline meurt en 53 , Khrouchtchev lui succède, il lance un processus de déstalinisation en URSS. Il semble vouloir privilégier la direction collégiale des Etats et adapter les économies nationales aux réalités des pays.
La tutelle soviétique semble moins pesante.
Intérieur :
On assiste dans les années 60 à un premier développement des sociétés civiles . Dans certaines démocraties libérales, les relations entre l'Etat et les Eglises s'améliorent. En Tchécoslovaquie, par exemple Mgr Beran est libéré en 1963.
Des dissidences : Des citoyens commencent à exprimer leur refus de ce régime. Par exemple, en Tchécoslovaquie, c'est dans les années 60 que le dramaturge Vaclav Havel, commence à exprimer son opposition aux abus de la démocratie populaire.
Des dirigeants réformateurs : D'anciens dirigeants communistes écartés du pouvoir sous Staline apparaissent après la disparition du dictateur comme des réformateurs potentiels du régime. C'est le cas en Pologne (Gomulka), en Hongrie (Imre Nagy), en Tchécoslovaquie (Alexandre Dubcek), mais pas en Allemagne ou Ulbricht est un véritable stalinien.
Imre Nagy ( 1896-1958) : Ministre de l'agriculture en Hongrie en 1948, il fait procéder au partage des terres. Il est écarté du pouvoir par les staliniens . l'émeute de Budapest en 56 le ramène au pouvoir . Il proclame le retour au pluripartisme et dénonce le pacte de Varsovie.
b) Les manifestations d'indépendance.
Dans les années 5O et 60 apparaît une contestation de la politique menée par les dirigeants des démocraties populaires et dans certains cas, également, la tutelle soviétique est remise en cause.
En 56, en Hongrie, sous la pression de la rue qu'Imre Nagy arrive au pouvoir en 56 dans une contexte d'insurrection généralisée.
c) la normalisation
En 1956, Imre Nagy projette des élections libres et dénonce le pacte de Varsovie. Il est allé trop loin pour les soviétiques. Les chars russes écrasent l'insurrection de Budapest le 4 novembre 1956. Des milliers de morts et de blessés, 15000 déportés, 100000 à 200000 exilés.
La situation est donc normalisée dans les démocraties populaires. Normalisation : expression utilisée pour désigner le retour « aux formes normales de la démocratie socialiste », c'est à dire la mise au pas du pays.
La libéralisation en Hongrie:
Sous Janos Kadar, la censure est moins pesante. Des ouvrages occidentaux sont traduits en magyar. Les Hongrois voyagent librement dans les autres démocraties populaires
Conclusion : On observe donc une diversification des situations dans les démocraties populaires. La politique de normalisation trouve donc là ses propres limites
Les démocraties populaires se conforment-elles aux exigences du grand frère soviétique ? Si non, comment sont-elles maintenues sous le joug soviétique ?
a) A la mort de Staline, un nouveau contexte :
Extérieur :
Staline meurt en 53 , Khrouchtchev lui succède, il lance un processus de déstalinisation en URSS. Il semble vouloir privilégier la direction collégiale des Etats et adapter les économies nationales aux réalités des pays.
La tutelle soviétique semble moins pesante.
Intérieur :
On assiste dans les années 60 à un premier développement des sociétés civiles . Dans certaines démocraties libérales, les relations entre l'Etat et les Eglises s'améliorent. En Tchécoslovaquie, par exemple Mgr Beran est libéré en 1963.
Des dissidences : Des citoyens commencent à exprimer leur refus de ce régime. Par exemple, en Tchécoslovaquie, c'est dans les années 60 que le dramaturge Vaclav Havel, commence à exprimer son opposition aux abus de la démocratie populaire.
Des dirigeants réformateurs : D'anciens dirigeants communistes écartés du pouvoir sous Staline apparaissent après la disparition du dictateur comme des réformateurs potentiels du régime. C'est le cas en Pologne (Gomulka), en Hongrie (Imre Nagy), en Tchécoslovaquie (Alexandre Dubcek), mais pas en Allemagne ou Ulbricht est un véritable stalinien.
Imre Nagy ( 1896-1958) : Ministre de l'agriculture en Hongrie en 1948, il fait procéder au partage des terres. Il est écarté du pouvoir par les staliniens . l'émeute de Budapest en 56 le ramène au pouvoir . Il proclame le retour au pluripartisme et dénonce le pacte de Varsovie.
b) Les manifestations d'indépendance.
Dans les années 5O et 60 apparaît une contestation de la politique menée par les dirigeants des démocraties populaires et dans certains cas, également, la tutelle soviétique est remise en cause.
En 56, en Hongrie, sous la pression de la rue qu'Imre Nagy arrive au pouvoir en 56 dans une contexte d'insurrection généralisée.
c) la normalisation
En 1956, Imre Nagy projette des élections libres et dénonce le pacte de Varsovie. Il est allé trop loin pour les soviétiques. Les chars russes écrasent l'insurrection de Budapest le 4 novembre 1956. Des milliers de morts et de blessés, 15000 déportés, 100000 à 200000 exilés.
La situation est donc normalisée dans les démocraties populaires. Normalisation : expression utilisée pour désigner le retour « aux formes normales de la démocratie socialiste », c'est à dire la mise au pas du pays.
La libéralisation en Hongrie:
Sous Janos Kadar, la censure est moins pesante. Des ouvrages occidentaux sont traduits en magyar. Les Hongrois voyagent librement dans les autres démocraties populaires
Conclusion : On observe donc une diversification des situations dans les démocraties populaires. La politique de normalisation trouve donc là ses propres limites
