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Les obstacles à la soviétisation pure et simple sont désormais levés et, en mai 1949 l'Assemblé nationale issue des dernières élections plus ou moins libre est remplacé par une pseudo assemblé « élue » à partir d'une liste unique établie par la direction du Parti communiste au nom d'un « front nationale » fantomatique. Le 18 août 1949 cette assemblé va adopter une nouvelle constitution,calquée sur la constitution soviétique de 1936 et la République sera désormais appelée « populaire ».Entre temps , la nationalisation intervenues entre 1945 et 1948 ont achevé de rendre l'économie Hongroise perméable aux méthodes soviétique de planification et de gestion centralisées . Des 1949 la suppression de la petite propriété agricole est également inscrite au programme du régime : la collectivisation forcée s'ensuivra . La soviétisation se manifeste aussi au sein du parti communiste . Après l'emprisonnement des adversaires politiques et des chefs d'église, a partir de mai 1949 vient le tour de l'ennemi intérieure .
Un procès monstre est mis en scène, a Budapest Laszlos Rajik ,ex-ministre de l'Intérieur et rivale potentiels de Mathias Rakosi, accusé , tout communiste exemplaire qu'il soit, de connivence avec le régime yougoslaves et l' « impérialisme » .Ce procès servira d'ailleurs de modèle a d'autres , tant en Hongrie que dans les pays voisins . A travers Rajk, le metteur en scène , Staline , vise une part de toute velléité d'indépendance des partis communistes au pouvoir, d'autres part le « révisionnisme » yougoslaves expulsé peu avant de la communauté des Partis communistes Mais la condamnation a mort et l'exécution de Rajk ne sont que la partie visible de l'iceberg de persécutions.
Matyas Rakosi a su imposer en Hongrie un régime authentiquement stalinien.
Cette première période du communisme triomphant apparaît rétrospectivement non seulement comme celle de la terreur intégrale mais aussi comme celle d'un gâchis non moins absolu . Destruction d'une agriculture florissante, projets d'industrialisation absurdes et coûteux, chute brutalement du niveau de vie qui ont été les conséquences les plus visibles de la politique de cette période . Du coté de la population, le mécontentement a été d'autan plus vif que , jusqu'en 1949 , le pays , rapidement remit de la guerre , semblait évoluer vers une certaines prospérité , modeste mais réelle .
Après la mort de Staline en 1953 , un vent nouveau souffle a Budapest . Désavoué par les dirigeants soviétiques , héritiers de Staline , Rakosi doit se démettre de sa fonction de chef du gouvernement qui sera confiée a un communiste plus modéré , tant dis que la direction du parti est seulement remaniée .
Investie le 4 juillet 1953, le nouveau chef de gouvernement, Imre Nagy , annonce immédiatement un « nouveau cours » plus humain , très en avance sur la déstalinisation soviétique : fermeture des camps d'internement , arrêt de la collectivisation de l'agriculture , abandon des projets d'industrialisation de prestige au profit de la production des biens de consommation , revitalisation de l'artisanat privé , respect de la légalité.Encouragés par la politique d'Irme Nagy , des écrivains font état des doléances de la population , la vie publique se dégele.
Mais Rakosi , toujours chef du parti n'a pas abandonné la partie : il contrecarre les réformes gouvernementales et dresse l'appareil du parti contre Nagy .
Au printemps de 1955 , ce dernier sera relevé de toutes ces fonctions et remplacé a la tête du gouvernement par un jeune assistant de Rakosi , Andras Hegedus .
Toutefois , après la réconciliation entre Belgrade et Moscou (mai 1955) et surtout après la dénonciation de Staline par Khrouchtchev (février 1956), des troubles apparaissent de nouveau en Hongrie . En juillet 1956 Matyas Rakosi est contraint par les soviétiques à donner sa démission , cette fois définitive .
Ce changement est d'autant plus dérisoire qu'entre-temps Budapest est devenue le théâtre d'une effervescence intellectuelle de plus en plus ouvertement oppositionnelle . Celle-ci est attisé par le journal des écrivains ainsi que par les débats d'un club politique nouvellement surgis , le cercle Petofi.
L'opinion exige une déstabilisation réelle , voire un retour a la démocratie de l'après guerre immédiat . Il ne faut plus qu'une étincelle pour tout explose en Hongrie , on est au bord de la rupture .
Les obstacles à la soviétisation pure et simple sont désormais levés et, en mai 1949 l'Assemblé nationale issue des dernières élections plus ou moins libre est remplacé par une pseudo assemblé « élue » à partir d'une liste unique établie par la direction du Parti communiste au nom d'un « front nationale » fantomatique. Le 18 août 1949 cette assemblé va adopter une nouvelle constitution,calquée sur la constitution soviétique de 1936 et la République sera désormais appelée « populaire ».Entre temps , la nationalisation intervenues entre 1945 et 1948 ont achevé de rendre l'économie Hongroise perméable aux méthodes soviétique de planification et de gestion centralisées . Des 1949 la suppression de la petite propriété agricole est également inscrite au programme du régime : la collectivisation forcée s'ensuivra . La soviétisation se manifeste aussi au sein du parti communiste . Après l'emprisonnement des adversaires politiques et des chefs d'église, a partir de mai 1949 vient le tour de l'ennemi intérieure .
Un procès monstre est mis en scène, a Budapest Laszlos Rajik ,ex-ministre de l'Intérieur et rivale potentiels de Mathias Rakosi, accusé , tout communiste exemplaire qu'il soit, de connivence avec le régime yougoslaves et l' « impérialisme » .Ce procès servira d'ailleurs de modèle a d'autres , tant en Hongrie que dans les pays voisins . A travers Rajk, le metteur en scène , Staline , vise une part de toute velléité d'indépendance des partis communistes au pouvoir, d'autres part le « révisionnisme » yougoslaves expulsé peu avant de la communauté des Partis communistes Mais la condamnation a mort et l'exécution de Rajk ne sont que la partie visible de l'iceberg de persécutions.
Matyas Rakosi a su imposer en Hongrie un régime authentiquement stalinien.
Cette première période du communisme triomphant apparaît rétrospectivement non seulement comme celle de la terreur intégrale mais aussi comme celle d'un gâchis non moins absolu . Destruction d'une agriculture florissante, projets d'industrialisation absurdes et coûteux, chute brutalement du niveau de vie qui ont été les conséquences les plus visibles de la politique de cette période . Du coté de la population, le mécontentement a été d'autan plus vif que , jusqu'en 1949 , le pays , rapidement remit de la guerre , semblait évoluer vers une certaines prospérité , modeste mais réelle .
Après la mort de Staline en 1953 , un vent nouveau souffle a Budapest . Désavoué par les dirigeants soviétiques , héritiers de Staline , Rakosi doit se démettre de sa fonction de chef du gouvernement qui sera confiée a un communiste plus modéré , tant dis que la direction du parti est seulement remaniée .
Investie le 4 juillet 1953, le nouveau chef de gouvernement, Imre Nagy , annonce immédiatement un « nouveau cours » plus humain , très en avance sur la déstalinisation soviétique : fermeture des camps d'internement , arrêt de la collectivisation de l'agriculture , abandon des projets d'industrialisation de prestige au profit de la production des biens de consommation , revitalisation de l'artisanat privé , respect de la légalité.Encouragés par la politique d'Irme Nagy , des écrivains font état des doléances de la population , la vie publique se dégele.
Mais Rakosi , toujours chef du parti n'a pas abandonné la partie : il contrecarre les réformes gouvernementales et dresse l'appareil du parti contre Nagy .
Au printemps de 1955 , ce dernier sera relevé de toutes ces fonctions et remplacé a la tête du gouvernement par un jeune assistant de Rakosi , Andras Hegedus .
Toutefois , après la réconciliation entre Belgrade et Moscou (mai 1955) et surtout après la dénonciation de Staline par Khrouchtchev (février 1956), des troubles apparaissent de nouveau en Hongrie . En juillet 1956 Matyas Rakosi est contraint par les soviétiques à donner sa démission , cette fois définitive .
Ce changement est d'autant plus dérisoire qu'entre-temps Budapest est devenue le théâtre d'une effervescence intellectuelle de plus en plus ouvertement oppositionnelle . Celle-ci est attisé par le journal des écrivains ainsi que par les débats d'un club politique nouvellement surgis , le cercle Petofi.
L'opinion exige une déstabilisation réelle , voire un retour a la démocratie de l'après guerre immédiat . Il ne faut plus qu'une étincelle pour tout explose en Hongrie , on est au bord de la rupture .
