La reprise en main communiste

La reprise en main communiste
La reprise en main communiste

Le Parti communiste, rebaptisé Parti des travailleurs socialistes hongrois et dirigé par János Kádár, mène une répression sévère jusqu'en 1958 : des centaines d'insurgés sont déportés en URSS ; Nagy et bon nombre de ses partisans sont exécutés ; le cardinal Mindszenty trouve refuge auprès de la délégation américaine à Budapest et y reste jusqu'à être autorisé à quitter le pays en 1971. Kádár demeure solidement aux commandes du pays pendant plus de trente ans. Le gouvernement reste sous la coupe soviétique et participe à l'invasion de la Tchécoslovaquie en 1968.

# Posté le mardi 27 décembre 2005 13:04

Modifié le mardi 07 février 2006 12:37

pacte de varsovie

Varsovie, pacte de
1. Présentation

Varsovie, pacte de, traité d'alliance militaire signé dans le contexte de la guerre froide le 14 mai 1955 entre sept États d'Europe de l'Est, sous l'égide de l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS).

Ce pacte était une réplique aux accords de Paris (1954), qui permettaient le réarmement de la République fédérale d'Allemagne (RFA) par son intégration au sein de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN). Le pacte de Varsovie, qui a pour nom officiel Traité d'amitié, de coopération et d'assistance mutuelle, regroupait l'Albanie, la Bulgarie, la Tchécoslovaquie (aujourd'hui République tchèque et Slovaquie), la République démocratique allemande (RDA), la Hongrie, la Pologne, la Roumanie, et l'URSS. Le pacte fut démantelé en 1991.


2. Le commandement intégré

Bien qu'il soit essentiellement à caractère défensif, le pacte de Varsovie était doté d'une double structure, politique et militaire. L'institution suprême du pacte était le Commandement unifié, dont le commandement en chef a toujours été assuré par des maréchaux soviétiques. Le commandant en chef était assisté des ministres de la Défense ou d'autres chefs militaires des États membres. L'organisation des forces militaires de chaque État membre fut calquée sur celle de l'URSS.

Le règlement du Commandement unifié a été adopté par le Comité consultatif politique en 1956 à Prague. Le Comité décida de se réunir au moins deux fois par an. Une commission permanente du Comité, siégeant à Moscou, faisait des recommandations sur la politique internationale afin d'arrêter des positions communes.

Malgré cette organisation multilatérale intégrée, tous les accords bilatéraux « d'amitié, de coopération, et d'assistance mutuelle » signés au lendemain de la Seconde Guerre mondiale entre l'URSS et les démocraties populaires furent reconduits. Ils stipulaient entre autres les conditions de présence des troupes russes sur les territoires de chaque État membre. Sur le plan opérationnel, ses alliés sont rapidement devenus étroitement dépendants de l'URSS, qui fournissait la majeure partie des forces terrestres.
3. De la coexistence pacifique à la « souveraineté limitée »

La cristallisation des blocs en alliances militaires (OTAN et pacte de Varsovie) dans les deux camps a paradoxalement eu lieu dans une période de relatif assouplissement de leurs relations. Du côté du pacte de Varsovie, les initiatives favorisant la « coexistence pacifique » furent les suivantes : les ministres des huit pays du pacte décidèrent en 1958 d'adhérer au plan Rapacki, proposé par le ministre des Affaires étrangères polonais en 1957 à l'ONU ; il fut établi une zone dénucléarisée en Europe couvrant les deux Allemagnes, la Pologne et la Tchécoslovaquie ; les ministres proposèrent également la signature d'un accord de non-agression avec l'OTAN. Ces thèmes furent repris lors des réunions du Comité politique de 1960 à 1966 ; en 1966, il proposa une conférence européenne sur la sécurité, qui ne reçut pas d'écho favorable de la part des Occidentaux tant que les rapports entre les deux Allemagnes ne furent pas normalisés. Ce rapprochement fut accompli entre 1969 et 1972 par l'Ostpolitik du chancelier allemand Willy Brandt.

Tout en affirmant sa volonté pacifique, le pacte avait aussi pour fonction de maintenir le « glacis soviétique ». Aux yeux de Leonid Brejnev, « l'URSS ne peut être indifférente et ne le sera jamais aux destinées de la construction du socialisme dans les autres pays, ainsi qu'à la cause commune du socialisme mondial ». Cette déclaration de 1968 a été interprétée par les Yougoslaves, les Albanais, les Chinois et les Roumains comme définissant une nouvelle orientation dans les relations entre les États socialistes : la « souveraineté limitée ». L'existence de la communauté socialiste implique que chaque parti communiste, chaque démocratie populaire soit responsable non seulement devant son peuple, mais devant tous les autres pays socialistes. Cela justifiait toute éventuelle intervention, même militaire, nécessaire au rétablissement de la « cohésion » de cette communauté. Ce fut le cas en Tchécoslovaquie en août 1968, lorsque les troupes du pacte de Varsovie mirent fin à la tentative de libéralisation politique du « Printemps de Prague ». La Roumanie, qui avait émis des réserves face à la « doctrine Brejnev », s'opposa à l'invasion et n'y participa pas, tout en restant membre du pacte. L'intervention des forces armées de l'URSS en Hongrie à l'automne 1956 avait déjà pour objectif de mettre en échec une tentative de multipartisme qui allait reléguer le Parti communiste hongrois à une position secondaire. Cependant, il ne s'agissait pas alors d'une intervention du pacte de Varsovie en tant que tel, mais de la seule URSS (contre un des membres du pacte)
4. Le pacte de Varsovie et la détente

Les États du pacte, hormis l'Albanie, participèrent à Helsinki (1973-1975) à la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE), qui réunit 35 États (33 États européens, dont les États occidentaux, les États-Unis et le Canada). Outre les questions de sécurité en Europe et dans la Méditerranée, l'acte adopté en 1975 réaffirmait la volonté des États signataires de respecter les droits de l'homme et les libertés fondamentales, encadrait la coopération dans le domaine scientifique et technique, et établissait une coopération dans les domaines humanitaires. Bien que les progrès en matière de libertés aient été décevants dans les années qui suivirent, l'acte d'Helsinki constitua néanmoins une base à laquelle les défenseurs des droits de l'homme dans les pays de l'Est ne cessèrent de se référer dans leurs revendications. Ainsi des signataires de la Charte 77, en Tchécoslovaquie, et des syndicalistes de « Solidarité » en Pologne. Les membres du pacte de Varsovie prirent également une part active aux négociations de désarmement nucléaire : SALT II (voir Négociation sur la limitation des armes stratégiques (SALT)) dans les années soixante-dix, puis START (Strategic Arms Reduction Talks) dans les années quatre-vingts, qui ont abouti en décembre 1987 au démantèlement des têtes nucléaires à courte et à moyenne portée en Europe.

5. Le démantèlement du pacte

La libéralisation politique introduite par Mikhaïl Gorbatchev en URSS à partir de 1985 s'accompagna d'un dégel à l'intérieur des démocraties populaires. En 1990, la Tchécoslovaquie et la Hongrie signèrent avec l'URSS des accords prévoyant le retrait des troupes soviétiques de leurs territoires. Les dirigeants des pays membres se réunirent le 7 juin à Moscou pour transformer l'alliance en un « accord fondé sur une base démocratique, entre États souverains et de droits égaux ». La RDA, du fait de son unification avec la RFA, fut la première à effectivement quitter le pacte (24 septembre 1990). Par une réunion du 25 février 1991 à Budapest, les ministres des Affaires étrangères des États encore membres ont dissous la structure militaire du pacte ; sa structure politique le fut quant à elle en juillet 1991.
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# Posté le mardi 27 décembre 2005 13:01

l'insurrection de 1956

l'insurrection de 1956
L'insurrection de 1956

À la mort de Staline, en 1953, le gouvernement hongrois libéralise certains aspects de sa politique. Mátyás Rákosi, nommé Premier ministre en 1952, reste à la tête du Parti communiste mais est remplacé par Imre Nagy au poste de Premier ministre. Un nouveau programme économique moins strict est lancé et le gouvernement accorde l'amnistie à certains prisonniers politiques. La Hongrie rejoint cependant l'URSS et d'autres pays communistes de l'Europe de l'Est pour former le pacte de Varsovie, assurant une défense mutuelle, et pour étendre les fonctions du Conseil d'assistance économique mutuelle (CAEM).

Les premiers signes indiquant la fin de la période de libéralisation apparaissent en avril 1955, lorsque Nagy est destitué de son poste de numéro un et chassé du parti sous prétexte de nationalisme antisoviétique et d'incapacité à se conformer au modèle politique de l'URSS. Mais à partir de 1956, en pleine période de déstalinisation, la politique s'assouplit à nouveau. La même année, le mécontentement populaire s'amplifiant, les opposants au gouvernement profitent des tensions entre la Pologne et l'URSS pour se rebeller. Les étudiants manifestent contre les cours de russe et de marxisme-léninisme obligatoires et, associés au syndicat des écrivains, ils affirment leur soutien au mouvement antisoviétique polonais. Les travailleurs se joignent à eux pour exiger le retour de Nagy au poste de Premier ministre. Le 23 octobre, le Premier ministre Hegedüs, incapable de gérer la crise, sollicite le renfort des troupes soviétiques.

Le Parti des travailleurs s'interpose et obtient le remplacement de Hegedüs par Nagy et de Gerö par János Kádár, précédemment emprisonné pour nationalisme. Nagy se range aux côtés des manifestants, annonçant la fin du système de parti unique et la tenue d'élections. Il promet des réformes économiques, libère le cardinal Mindszenty et exige le retrait des forces soviétiques. Dénonçant le pacte de Varsovie et trop confiant dans le soutien occidental, il proclame la neutralité de l'État hongrois. L'URSS promet des concessions, mais les manifestations reprennent. Au début de novembre, les troupes et les chars soviétiques écrasent les insurgés malgré les appels au secours qu'ils lancent aux Occidentaux. Des centaines de Hongrois sont exécutés, des milliers emprisonnés tandis que près de 200 000 s'enfuient en Autriche.
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# Posté le mardi 27 décembre 2005 12:55

Modifié le dimanche 05 février 2006 15:53

la honrie communiste

La Hongrie communiste

5.8. 1 Vers la République populaire hongroise

Le 20 janvier 1945, les représentants d'un gouvernement provisoire soutenu par les Soviétiques signent l'armistice et lancent de grandes réformes, notamment en confisquant les propriétés féodales et ecclésiastiques. Au cours de la campagne précédant l'élection d'une Assemblée nationale, le parti communiste renaissant fait de grands efforts pour gagner la majorité. Mais c'est le Parti des petits propriétaires et des paysans, dirigé par Zoltán Tildy, qui remporte les élections du 4 novembre. La république est proclamée et Tildy élu président. Un gouvernement de coalition, avec Ferenc Nagy, membre influent du Parti des petits propriétaires, comme Premier ministre, et Mátyás Rákosi, secrétaire général du Parti communiste hongrois, comme vice-Premier ministre, est formé.

Pendant plusieurs mois après la proclamation de la République, la Hongrie est au bord de la faillite. Pénurie en tous genres, inflation, détérioration de l'infrastructure des transports, dérèglement de l'économique nuisent gravement au redressement national. En janvier 1947, une conspiration s'abat sur le Parti des petits propriétaires. Nagy doit démissionner en mai et est remplacé par Lajos Dinnyés, autre membre de ce parti. Les élections législatives du mois d'août sont remportées par la coalition dirigée par le Parti communiste, forte de 60 p. 100 des voix. La fusion du Parti communiste avec le Parti social-démocrate en 1948, constituant le Parti des travailleurs hongrois, renforce encore sa puissance. En mai 1949, de nouvelles élections législatives, proposant une liste unique de représentants communistes, sont organisées. L'opposition politique disparaît rapidement et, en août, la République populaire hongroise est proclamée.

La transformation du pays sur le modèle communiste est déjà bien entamée. Des traités de coopération avec l'URSS et d'autres pays communistes sont signés, de nombreuses industries nationalisées, les biens du clergé et des paysans qui n'acceptent pas la collectivisation se trouvent confisqués et des milliers d'opposants au régime communiste sont envoyés en camps de travail ; ainsi, le cardinal József Mindszenty est arrêté, jugé et condamné à la prison à vie au début de 1949.
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# Posté le mardi 27 décembre 2005 12:53

la 2 guerre mondiale

Le règne de Horthy et la Seconde Guerre mondiale

Après que Horthy a nommé le néofasciste Gyula von Gömbös au poste de Premier ministre en septembre 1932, le gouvernement entreprend de mener une politique étrangère agressive à l'encontre des démocraties voisines et noue d'étroites relations avec les régimes totalitaires de l'Italie fasciste et de l'Allemagne nazie. Lors de la partition de la Tchécoslovaquie, Hitler accepte d'accorder à la Hongrie une partie de la Slovaquie et toute la Ruthénie. En janvier 1939, la Hongrie signe le pacte Antikomintern avec l'Allemagne, l'Italie et le Japon. Au début de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement hongrois déclare officiellement sa neutralité, mais son attitude démontre sa sympathie pour les objectifs de l'Axe. Finalement, le 27 juin 1941, la Hongrie déclare la guerre à l'Union soviétique, puis le 13 décembre, aux États-Unis.

L'armée hongroise subit de lourdes pertes sur le front russe, et, en août 1943, le gouvernement engage vainement des démarches pour conclure une paix séparée avec les Alliés. En mars 1944, les troupes allemandes occupent le pays et, après avoir contraint Horthy à démissionner, installent un gouvernement dirigé par Döme Sztojay, leader des Croix-Fléchées, le parti fasciste. Celui-ci se lance immédiatement dans une campagne de terreur contre tous les opposants et les juifs qui sont massivement déportés. Mais peu de temps après, en octobre 1944, l'Armée rouge pénètre en Hongrie.
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# Posté le mardi 27 décembre 2005 12:52